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Tout savoir sur le CBD

Afin de tout savoir sur le CBD , ses effets, son utilisation et son association avec un vaporisateur personnel, nous avons synthétisé le dossier d'étude du LFEL, Laboratoire Français du E-Liquide.

Le LFEL est un laboratoire indépendant, derrière l'analyse de nombreuses marques de notre catalogue, comme Vaponaute, FUU, Houblon n°1 ou encore Boston Shaker Vape.
Depuis 2014, son principal objectif reste inchangé : observer et comprendre les paramètres physico-chimiques liés aux produits du vapotage. Dans une filière professionnelle en plein essor, le LFEL apparaît comme le laboratoire référent dans l’étude de la vape.
Engagé pour la défense d’une vape libre, indépendante et la construction d’une filière professionnelle forte, le LFEL participe aux comités de normalisation internationaux (AFNOR, CEN et ISO). Il contribue à l’écriture des normes sur les produits du vapotage mais aussi à de nombreux travaux sur les questions de réglementation et de santé.
Aujourd’hui, le LFEL est capable d’apporter des informations précises aux professionnels de santé : cardiologues, tabacologues, pneumologues ... qui les sollicitent régulièrement en quête de réponses sur le fonctionnement de la e-cigarette et ses effets.

Qu'est-ce que le CBD ?

Le CBD est naturellement produit par la plante de cannabis qui possède différentes espèces: Sativa, Indica et Rudiralis. A noter qu’il demeure à ce jour un manque de consensus quant à l’appellation du cannabis et de ses variétés. Généralement, on appelle chanvre les variétés de cannabis pauvres en THC et riches en CBD destinées à un usage industriel.
Agent de défense de la plante pour lutter contre le froid, les parasites et les UV-B, le CBD est produit dans les parties aériennes mais surtout dans les fleurs du genre femelle. Il appartient à la grande famille des cannabinoïdes. Il s’agit d’un groupe de substances chimiques interagissant avec certains récepteurs présents dans le corps et intervenant dans de nombreux de processus physiologiques (Bergamaschi M. et al. 2011 ; Grotenhermen F. 2003).
Les chercheurs ont longtemps pensé que les cannabinoïdes n’étaient présents que dans le cannabis, ce qui explique ce nom. En réalité, ils sont divisibles, en fonction de leur origine, en trois groupes distincts : - endogène (produit par le corps humain) : les endocannabinoïdes  - végétale (produit par la plante de cannabis ) : les phytocannabinoïdes - synthétique (synthèse chimique) : les cannabinoïdes de synthèse
Le CBD est donc un phytocannabinoïde. A l’état pur, il se présente sous la forme de cristaux ou d’une poudre solide, incolore et inodore. C’est une molécule préférant un environnement gras plutôt qu’aqueux, on dit alors que le CBD est hydrophobe ou lipophile. Extrait de la plante par différentes méthodes, le CBD peut se consommer, en fonction des usages, via plusieurs voies d’administration: ingestion (nourriture, boisson, gélules …), inhalation (fumée, spray buccal, e-liquide), cutanée (crème, patch), intraveineuse et intramusculaire (injection).

Molécule de CBD

La molécule de CBD a été découverte et isolée pour la première fois en 1940 par R. Adams et son équipe (Adams R. et al. 1940). Dans les années qui suivent, plusieurs groupes de chercheurs vont s’y intéresser et développer un nouveau domaine d’étude visant à évaluer l’utilité pharmacologique des cannabinoïdes mais surtout du CBD. A partir des années 90 et avec l’assouplissement de la réglementation sur le cannabis dans certains états américains (Hurd Y. L et al. 2015), l’intérêt et le nombre de publications dans ce domaine ne va cesser d’augmenter. Le CBD et les autres cannabinoïdes identifiés vont alors être attentivement étudiés. A ce jour, près de 4 000 publications sont dédiées par an au cannabis et plus de 250 au CBD.

Le CBD est donc observé depuis plusieurs années, tout comme ses propriétés chimiques. Toutefois en France, il est méconnu et reste associé au cannabis. Son action est même largement confondue avec celle du delta-9-tetrahydrocannabinol, le THC.

Le CBD n'est pas à confondre avec le THC.

Un autre cannabinoïde est attentivement regardé, il s’agit du THC. Au total, la plante de Cannabis peut contenir jusqu’à 85 phytocannabinoïdes différents dont le delta-9-tetrahydrocannabinol (THC). Cette molécule psychoactive peut entraîner une altération importante des capacités cognitives et psychiques : perte de contrôle psychologique, somnolence, dépendance ... (Grotenhermen F. 2003). Un usage dit récréatif s’est développé autour de la consommation de la plante de cannabis (fumée, boisson, aliment …) afin de ressentir les effets psychotropes provoqués par le THC. C’est pour cette raison que sa possession et son usage sont illégaux dans de nombreux pays.
 
Parce qu’ils sont tous les deux issus de la même plante, le CBD et le THC sont régulièrement confondus. Pourtant, l’absorption de CBD n’entraîne que peu d’effets secondaires et surtout aucun de nature psychotrope (Bergamaschi M. et al. 2011). Cette observation a été établie dès les années 1970, lors de recherches menées sur l’usage récréatif du cannabis (Mechoulam R. et al. 1970). Elle est maintenant acquise par la communauté scientifique sensibilisée au sujet (Martin-Santos R. et al. 2012). De plus, lorsque les deux molécules sont consommées simultanément, il est avéré que le CBD agit comme modérateur des effets psychotropes du THC (Dalton W. S et al. 1974).

Les concentrations en cannabinoïdes diffèrent en fonction de la plante d’origine mais aussi selon les conditions de culture (Russo E. B. 2011).
L’espèce Indica est naturellement concentrée en THC et ne contient que peu de CBD. A l’inverse, la Sativa est moins dosée en THC mais possède plus de CBD quant à la Ruderalis, elle est quasiment exempte de THC.
Un consommateur de cannabis fumé pour un usage récréatif va privilégier de forts taux de THC pour obtenir un maximum d’effets psychotropes (ElSohly M. A. et al. 2000).

Le nombre important de recherches récentes sur les cannabinoïdes s’explique par la diversité de leurs effets. Mais la confusion persistante entre CBD, THC et cannabis soulignent la nécessité d’une approche pédagogique du sujet afin d’éviter les raccourcis et surtout d’identifier les différents usages qui peuvent découler de leur consommation.

Les propriétés pharmacologiques du CBD.

Les phytocannabinoïdes interagissent chimiquement avec ce que l’on appelle le système endocannabinoïde  présent dans le corps humain. Après absorption, ils se fixent sur des récepteurs situés dans les systèmes nerveux central et immunitaire. Ils vont provoquer ainsi une perturbation du fonctionnement normal du système et entrainer une réaction physiologique. C’est ce phénomène qui est responsable des effets connus du CBD et du THC qu’ils soient désirés ou non (Thomas A. et al. 2007 ; Bergamashi M. et al. 2011)

Les effets répertoriés.

La littérature scientifique regorge d’études répertoriant les effets physiologiques liés à la consommation de CBD. Les plus significatifs sont présentés ici de manière synthétique et nonexhaustive. Chacun est associé à sa source.

Les effets physiologiques liés à la consommation de CBD

L’analyse de ces différentes études permet de montrer que la consommation de CBD engendre de nombreuses réactions sur des fonctions physiologiques variées. Bien toléré par l’Homme, il ne provoque que très peu de réactions secondaires indésirables à haute dose et à moyen terme (Bergamashi et al. 2011). Toutefois, il est nécessaire de noter que les quantités d’exposition qui ont montré les effets de la molécule diffèrent d’une étude à une autre. De plus, le mode d’administration est un facteur déterminant, notamment pour évaluer le risque toxicologique (Grotenhermen F. 2003).

Compte-tenu de ces propriétés, le CBD est aujourd’hui utilisé pour un usage médical comme agent thérapeutique. Ainsi, son action anti-inflammatoire est bénéfique pour soulager les douleurs de certains types de sclérose en plaque (via le SATIVEX à nébuliser oralement). De même, son action neuroprotectrice en fait un outil pour soulager des crises épileptiques résistantes (EPIDIOLEX : 100 mg/mL de CBD à 98 %, en solution à boire). Il est également utilisé sous forme de patch transdermique pour soulager les douleurs liées à la fibromyalgie. Dans chacun de ces cas, la posologie de la molécule ainsi que son mode d’administration sont adaptés aux patients à partir d’un diagnostic médical.


Mais en se basant sur ces effets, il est possible de distinguer plusieurs usages du CBD. Notamment, en séparant les applications réservées au domaine médical, de celles destinées à soulager des gènes physiques ou psychologiques non liées à une maladie. Ainsi, le CBD qui possède des propriétés sédatives, apaisantes et décontractantes pourrait agir positivement sur les états de stress, d’insomnie et d’anxiété. Surtout, son action anxiolytique permettrait de réduire l’état de nervosité lié aux symptômes de manque d’une addiction par exemple. Cette application permettrait au CBD de devenir un outil innovant dans la lutte contre les dépendances (Bossong M. G et al. 2008 ; Hurd Y. L. et al. 2015) et notamment dans le sevrage tabagique/nicotinique (Rose J.E. and Behm F.M. 1994) d’autant plus que son profil toxicologique est quasi-nul (Iffland K. & Grotenhermen F. 2017; Bergamashi et al. 2011).

Récapitulatif des effets et usages du CBD

Approche toxicologique du CBD.

Des recherches approfondies sur les propriétés physiologiques du CBD relevées dans la littérature permettent d’évaluer le risque toxicologique de la molécule. Si des études visent à mettre en évidence un aspect spécifique du CBD, elles vont se baser sur une voie d’administration et une posologie précises. Même si l’objectif principal n’est pas l’observation d’effets secondaires indésirables, ces auteurs vont systématiquement les reporter ou signaler leur absence afin de présenter un travail objectif et complet.
Sur ce principe, Bergamashi et son équipe (Bergamashi et al. 2011) ont donc réalisé une synthèse comparative des effets secondaires répertoriés sur les propriétés pharmacologiques du CBD et réactualisée en 2017 (Iffland K., & Grotenhermen F. 2017).

Tableau 2 : Synthèse des différentes posologies de CBD utilisées dans la littérature scientifique et les effets secondaires indésirables associés observés concernant (1) les capacités cardiaques (2) des mesures comportementales (3) les capacités neurologiques et (4) des paramètres respiratoires.

Synthèse des différentes posologies de CBD utilisées dans la littérature scientifique et les effets secondaires indésirables associés observés concernant (1) les capacités cardiaques (2) des mesures comportementales (3) les capacités neurologiques et (4) des paramètres respiratoires.

*La biodisponibilité du CBD se définit comme la quantité consommée de CBD en pourcentage atteignant réellement le système sanguin et participant aux effets physiologiques. Par définition, la voie intraveineuse fournit une biodisponibilité de 100 %.


** La biodisponibilité en inhalation varie entre les utilisateurs réguliers et occasionnels indiquant qu’il est possible par son comportement de moduler l’absorption des cannabinoïdes notamment au niveau du temps de rétention de l’aérosol dans le système respiratoire.


En se basant sur les données de cette synthèse, il apparait que les seuls effets indésirables liés à la consommation de CBD, soient l’apparition d’une sensation de fatigue ainsi qu’une irritation subjective des voies respiratoires. Il faut préciser que ces résultats ont été observés après l’administration chronique d’une quantité importante de CBD (cf tableau 2). Dans chaque cas, il est bien assimilé et éliminé par l’organisme sans présenter de toxicité avérée vis-à-vis d’un organe particulier. Cela révèle que le CBD pourrait posséder un risque toxicologique extrêmement réduit. Ces conclusions de Bergamashi ont été partagées par d’autres équipes lors de recherches récentes (Martin-Santos R. et al. 2012 ; Mechoulam R. et al. 2017 ; Iffland K., & Grotenhermen F. 2017).


Le risque de développement d’une dépendance au CBD n’étant pas l’aspect d’étude prioritaire de la communauté scientifique travaillant sur le sujet, il est relativement difficile d’obtenir des informations sur ce point. Cependant, nous savons que la consommation de THC entraine la libération de dopamine dans l’organisme ainsi que la perception d’effets psychotropes (Bossong, M. G. et al. 2008). La libération de dopamine procure du plaisir à l’utilisateur, plaisir qu’il associe aux effets psychotropes perçues. Cette association entre sensation de plaisir et d’euphorie crée la dépendance chimique au cannabis. De ce fait, le CBD ne devrait donc pas entrainer le développement d’une dépendance car il n’entraine ni la libération de dopamine ni la perception d’effets psychotropes. Les aspects psychologique, comportemental et social de la dépendance au cannabis, devraient être fortement diminuer par l’absence d’effets psychotropes de la molécule.


Le risque toxicologique est donc faible mais pour l’évaluer dans sa globalité, il faudrait prendre en considération le mode d’administration. A noter également que des chercheurs suggèrent que les propriétés anxiolytiques du CBD lui permettraient d’être un outil efficace pour lutter contre l’addiction et la dépendance de façon générale (Hurd Y. L. et al. 2015) et plus précisément vis-à-vis du tabac (Rose J.E., and Behm F.M. 1994) et de l’alcool (Viudez-Martínez A. et al. 2017).

LE CBD ET LE VAPORISATEUR PERSONNEL.

Depuis leur apparition il y a plusieurs années, les produits du vapotage sont en perpétuel développement. On peut donc se demander si le CBD a sa place dans cette évolution et s’il constitue un composé d’intérêt. De même, dans un cadre qui ne soit ni médical, ni récréatif, le vaporisateur personnel (VP) peut-il devenir une alternative innovante pour bénéficier des atouts du CBD tout en se dissociant du cannabis  qui reste controversé ? Cette adéquation entre le dispositif de vaporisation et les propriétés physico-chimiques du CBD doit être aujourd’hui étudiée pour évaluer son potentiel et savoir si ce nouvel usage est viable.

Cigarette électronique : l’outil idéal pour diffuser le CBD ?

L’étude bibliographique consacrée au cannabidiol a mis en évidence qu’il était possible d’inhaler du CBD. Cette méthode pourrait souligner ses effets (Varlet V. et al. 2016 ; Solowij N. et al. 2014). Dans ce contexte, le vaporisateur personnel qui est un outil assurant la délivrance de nicotine, pourrait devenir pertinent pour vectoriser d’autres types de molécules aux propriétés intéressantes comme le CBD. Il convient donc d’étudier sa compatibilité avec le dispositif.

Compatibilité.

Il est possible de caractériser un mode de consommation (inhalation, ingestion…) par ce que l’on appelle sa biodisponibilité. Celle-ci se définit par un ratio entre la quantité de la molécule atteignant la circulation sanguine par rapport à la quantité totale absorbée. En inhalation, la biodisponibilité du CBD est d’environ 20% (contre seulement 8% par voie orale) (Grotenhermen F. 2003). L’inhalation permettrait donc d’en ingérer une plus grande partie. De plus, comme pour la nicotine, c’est la voie d’administration qui assure la transmission des signaux sensoriels au cerveau le plus rapidement (Bergamashi M. et al. 2011). Hydrophobe, le CBD franchit rapidement les muqueuses et notamment l’épithélium pulmonaire, ce qui favorise la perception de ses effets (McGilveray I. J. 2005). Par ailleurs, l’emploi d’un dispositif de vaporisation a pour avantage d’optimiser sa délivrance car la totalité de la molécule contenue dans l’e-liquide se retrouve dans la vapeur. Par comparaison avec des cigarettes au cannabis, seuls 30 à 50 % du contenu en cannabinoïdes de la plante (CBD et THC) accèdent aux voies respiratoires. Le reste est dégradé thermiquement au moment de la combustion (Grotenhermen F. 2003). Le VP permet aussi de contrôler finement sa consommation de CBD. En effet, la diversité des taux proposée, les variétés et les capacités de réglage des dispositifs présents sur le marché ainsi que la modulation du comportement par le vapoteur lui-même offrent de larges choix d’adaptation possibles.
A noter que le CBD se vaporise entre 200 et 250°C (Solowij N. et al. 2014). Associé à du propylène glycol (PG), il devient facilement inhalable à l’aide d’un Vaporisateur personnel. Ce dispositif peut rapidement atteindre ce seuil de température tout en assurant l’absence de dégradation thermique de la molécule et donc en limitant la production d’éléments toxiques liés à la combustion (Küppers F. J. E. M et al. 1975).

E-liquide au CBD vs cigarette au cannabis : deux finalités opposées.

Dans la lutte contre le tabagisme, le Vaporisateur personnel est considéré comme un outil efficace de réduction des risques. Reposant sur un principe de vaporisation, il permet d’absorber de la nicotine d’une façon bien plus sûre que par l’inhalation de fumée de tabac (Goniewicz, M. L et al. 2013). Parallèlement, l’évaluation du profil du CBD a montré un risque toxicologique quasi-nul (Iffland K, & Grotenhermen F. 2017). Les seuls effets indésirables relevés lors de prises de grandes quantités de CBD sont l’apparition d’une sensation de fatigue et une irritation subjective des voies respiratoires. La molécule ne présente pas de toxicité avérée vis-à-vis d’un organe particulier (Bergamaschi M. et al. 2011). De plus, le CBD ne peut entrainer une dépendance comme celle liée au cannabis fumé notamment parce qu’il n’entraine pas de libération de dopamine ni d’effets psychotropes contrairement au THC (Bossong, M. G. et al. 2008). Il serait au contraire une aide efficace pour lutter contre l’addiction au cannabis comme le montre des études menées sur un modèle animal (Vann RE, et al. 2008 ; Klein C, et al. 2011) mais aussi sur l’Homme (Crippa JA. et al. 2013 ; Morgan CJ. et al. 2010).

Il apparait logique de se demander si le principe de réduction des risques appliqué au Vaporisateur personnel concernant la nicotine et le tabac pourrait s’étendre au CBD et au cannabis. Mais pour cela, il est nécessaire d’identifier l’objectif de l’usager.
Dans le cadre dit récréatif du cannabis fumé, le consommateur recherche la plus grande quantité de THC possible. Il va donc inhaler de la fumée issue de la combustion de la plante pour percevoir l’action psychoactive du THC (sensation d’euphorie, perte des capacités cognitives et psychiques). C’est la finalité de l’utilisation récréative du cannabis fumé. Le fumeur récréatif ne peut atteindre son objectif lors du vapotage d’un e-liquide au CBD puisque celui-ci n’est pas psychotrope. L’absorption de la molécule via un Vaporisateur personnel ne peut donc pas, dans ce cas, être considérée comme un outil de réduction des risques du cannabis car ‘’l’objectif’’ est différent. Cependant un e-liquide au CBD n’est pas dénué d’intérêt pour le fumeur de cannabis. Si l’utilisateur est dans une démarche de réduction ou d’arrêt total, alors les propriétés anxiolytiques du CBD peuvent réduire les symptômes de manque et lui apporter une aide certaine (Morgan CJ. et al. 2010).
Bien que les émissions de vapeur produites à partir d’un e-liquide au CBD devraient être moins nocives que celles d’une cigarette au cannabis, on ne peut pas parler de réduction des risques surtout parce que les finalités des deux modes de consommation sont opposées. Autrement dit, un fumeur ne pourra pas remplacer son cannabis avec un e-liquide au CBD vaporisé via un Vaporisateur personnel.
A fortiori, on peut se demander quel est l’intérêt de vapoter un e-liquide au CBD ?

Le CBD, un nouvel usage pour la vapologie ?

A ce jour, l’usage du CBD est très largement associé au domaine médical où il est destiné à des patients souffrant d’une pathologie nécessitant un traitement avec suivi médical. De plus, comme nous venons de le voir, son utilisation via un Vaporisateur personnel doit se différencier du cannabis fumé.

Ni récréatif, ni médical : alternatif.

L’association du CBD avec un outil de diffusion comme le Vaporisateur personnel, pourrait créer une application alternative. En l’absence de pathologies ne nécessitant pas de suivi médical, cette méthode permettrait d’inhaler la molécule et de percevoir ces effets, sans avoir à subir ceux du THC et de la combustion. Dès lors, la finalité de la consommation de CBD pourrait se scinder en deux usages différents sans rapport avec l’utilisation récréative du cannabis fumé.

Usage thérapeutique, alternatif et récréatif du CBD

Associée à un contexte réglementaire approprié, l’utilisation alternative du CBD pourrait se généraliser. Elle permettrait aussi de dissocier définitivement son image de celle du cannabis. Cette prise de conscience est déjà visible à l’étranger et dans une moindre mesure en France si l’on considère l’augmentation croissante du nombre de produits contenant du CBD disponibles à la vente. Son action sur l’addiction pourrait également contribuer à la démocratisation et à la diffusion de l’information sur la molécule.

Un moyen de lutte contre les addictions ?

L’emploi de certaines propriétés pharmacologiques du CBD dans la lutte contre les comportements addictifs apparait comme étant un nouveau domaine de recherche très dynamique (M.Prud’homme et al 2015 ; Hurd Y. L. et al. 2015). L’étude des mécanismes responsables des effets positifs du CBD sur les comportements addictifs est longue et complexe. Leur compréhension reste floue mais ils pourraient s’associer à des actions d’ordre psychologiques (Rose J.E. and Behm F.M. 1994) et biochimiques (Morgan et al. 2013 ; M. Prud’homme et al. 2015 ; Kattmann M. et al. 2006). Cependant il est cohérent de penser que les propriétés anxiolytiques, voire calmantes du CBD pourraient réduire le stress associé au manque dans un comportement addictif.
Il est très intéressant de remarquer que l’action du CBD se porterait sur les mécanismes inhérents à un comportement addictif quel qu’il soit. Ainsi, on voit dans la littérature scientifique des publications traitant de l’impact du CBD sur ce type de comportements liés aux opioïdes (Katsidoni V. et al. 2013), aux psychostimulants (Parker L.A et al. 2003), au tabac (Morgan C.J et al. 2013), au cannabis (Crippa JA. et al. 2013 ; Morgan CJ. et al. 2010) ou encore plus récemment sur l’alcoolisme (Viudez-Martínez, A. et al. 2017).
Le vaporisateur personnel est à ce jour un outil de sevrage tabagique relativement reconnu dans le monde. Cependant, bien qu’ayant réduit son addiction au tabac, l’utilisateur reste souvent consommateur de nicotine et conserve un comportement addictif vis-à-vis de cette molécule. Il faut noter que dans ce cadre, l’efficacité du Vaporisateur personnel s’observe également grâce à l’action sur la dimension comportementale de la dépendance. Il est alors raisonnable de penser que son association avec le CBD pourrait étendre l’emploi du Vaporisateur personnel dans la lutte contre d’autre type d’addictions (nicotinique ; cannabinique…).
Contextualiser ces récentes découvertes avec une utilisation du CBD en vapologie apparait donc pertinent. Cependant son impact sur les comportements addictifs, une fois vaporisé via un Vaporisateur personnel, reste à démontrer formellement. Bien qu’il possède un profil toxicologique très rassurant, son innocuité via un Vaporisateur personnel devra faire l’objet d’études poussées notamment au regard de son association avec les constituants d’un e-liquide. 

Précautions d'emploi.

Avec une approche thérapeutique, l’administration du CBD est parfaitement encadrée par le corps médical qui adapte l’environnement et la posologie pour le traitement du patient. L’usage dit ‘’alternatif’’ induit une consommation libre de la molécule. Malgré cela, le risque de surdosage est peu élevé car le CBD possède un profil toxicologique quasiment nul comme en attestent les fortes quantités (1-2g) administrées dans certaines études relevées (Bergamaschi M. et al. 2011 ; Zuardi et al. 2008).

 Vigilance.

En France, la vente des e-liquides au CBD n’est pas considérée comme un produit stupéfiant si la solution contient un taux de THC inférieur à 0,2 %. Il serait donc légal de s’en procurer. Mais les utilisateurs doivent être conscients de certains effets contre-indiqués dans des situations particulières.

Précautions sur l'utilisation du CBD

Qualité des matières premières.

Il existe différentes manières d’extraire le CBD de la plante de cannabis, mais également plusieurs supports pour solubiliser la molécule. Certains sont compatibles avec l’inhalation quand d’autres peuvent présenter des risques accrus. Dans le commerce, le CBD à vaporiser est accessible sous des formes variées dont chacune possède des caractéristiques propres :

  • Les huiles végétales de cannabis : extrait ‘’brut’’ de la plante, elles utilisent des acides gras comme support. Leur production ne nécessite que peu d’étapes de purification, ce qui explique leur prix réduit. Mais l’inconvénient principal de ce type de matière première reste l’absence de maîtrise du taux de cannabinoïdes et la présence de THC. Surtout, les acides gras sont impropres à l’inhalation et insolubles dans une base 1,2-propanediol / glycérol (PG/VG).
  • Les huiles essentielles de cannabis : partie aromatique de la plante, elles peuvent être enrichies en CBD et ne contiennent pas d’acides gras. Elles sont principalement composées de terpénoïdes et peuvent ou non contenir des cannabinoïdes. Les rendements d’extraction sont variables. Le but premier de ces types d’huiles n’est pas la consommation de CBD, c’est pourquoi sa concentration et l’absence de THC sont difficilement prédictibles sans analyses chimiques.
  • Le CBD pur (> 98,0%) : également extrait de la plante de cannabis, les méthodes de production comportent de nombreuses étapes de purification spécifiques au CBD. Ainsi, le taux d’autres cannabinoïdes (à l’état de traces), la présence de THC inférieure à la limite légale, des acides gras de la plante mais aussi des terpénoïdes peuvent être contrôlés. La pureté de la matière première garantit une maîtrise totale de la quantité de la molécule dans le produit fini. L’inconvénient de cette forme est son coût très élevé.

Au vu des particularités de chacune des différentes matières premières, la forme pure du CBD est à privilégier dans le cas d’une utilisation en e-liquide afin de garantir la compatibilité avec la vaporisation, l’inhalation du produit ainsi que son respect des règlementations en vigueur.

Conclusion.

Le CBD est au cœur de nombreux débats et suscite une certaine méfiance de la part de l’opinion publique et du régulateur. Pour beaucoup, il est indissociable du cannabis et est confondu avec le THC. Comme lui, le CBD est bien extrait de la plante de cannabis. Néanmoins, sa structure chimique et son action physiologique sont bien différentes et en font un outil capable de soulager les symptômes de certaines maladies comme la fibromyalgie, de formes particulières de scléroses en plaques, des traitements contre le cancer ou encore d’épilepsie. Cependant, il est aujourd’hui quasiment réservé au domaine médical où sa posologie est adaptée au patient par un traitement thérapeutique. L’apparition du vaporisateur personnel comme outil de diffusion de la molécule pourrait faire évoluer son statut. Ses propriétés pharmacologiques ainsi que son profil toxicologique favorable seraient applicables, sous certaines conditions, à des secteurs non-médicaux mais plus axés vers la relaxation comme la lutte contre le stress, l’insomnie ou l’addiction.


Avec un usage alternatif, l’inhalation du CBD peut être compatible avec les dispositifs de vapotage. C’est pourquoi, il devient de plus en plus fréquent de trouver des e-liquides contenant la molécule. Ainsi, un large spectre de produits est disponible sur le marché, mais tous ne sont pas compatibles avec une application en inhalation. L’utilisateur doit donc rester vigilant quant à la composition des produits qu’il vapote mais aussi à l’objectif recherché. Si celui-ci souhaite percevoir les effets récréatifs du THC, l’association CBD et vaporisateur personnel sera inefficace car elle ne répondra pas à la finalité désirée. Mais si l’utilisateur est dans une démarche d’arrêt du cannabis, les propriétés anxiolytiques du CBD pourraient réduire ses symptômes de manque. Cette caractéristique pourrait également en faire un allié intéressant pour lutter contre d’autres formes d’addictions.


Dans un contexte élargi, la consommation du CBD via un Vaporisateur personnel pourrait définir et démocratiser un nouvel emploi des dispositifs de vapotage. Réduction des risques mis à part, ils pourraient devenir des moyens innovants pour administrer des molécules aux propriétés pharmacologiques utiles. Si le Vaporisteur personnel est à ce jour, limité à la lutte contre la dépendance tabagique, il pourrait trouver bientôt un nouveau champ d’application beaucoup plus large que son utilisation actuelle à savoir le sevrage tabagique.

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